Bénin, mars 2026 — Le Centre National d’Investigations Numériques (CNIN) a frappé fort ce week-end. Dans une opération de grande envergure coordonnée simultanément sur plusieurs points stratégiques du territoire national, les forces de sécurité ont réussi à interpeller 56 individus suspectés de mener des activités de cyber-escroquerie. Un coup de filet retentissant qui témoigne de la montée en puissance du dispositif béninois de lutte contre la criminalité numérique.
Une opération synchronisée sur tout le territoire
L’intervention, minutieusement planifiée et exécutée de manière concomitante dans plusieurs localités du pays, illustre la nouvelle doctrine opérationnelle du CNIN : frapper vite, frapper fort, et ne laisser aucune échappatoire aux réseaux criminels. Les arrestations se sont réparties comme suit sur l’ensemble du territoire :
19 individus ont été interpellés à Comè, dans le sud du pays. 14 personnes ont été arrêtées à Parakou et ses environs, dans le nord. 13 suspects sont tombés dans les filets du CNIN entre Porto-Novo, Sèmè-Podji et Missérété, dans le sud-est. Enfin, 10 individus ont été appréhendés à Abomey et Bohicon, dans le centre du pays.
Saisies massives de matériel illicite
Au-delà des arrestations, l’opération a permis de mettre la main sur un impressionnant arsenal logistique utilisé par ces réseaux pour leurs activités de spoliation en ligne. Les enquêteurs ont saisi de nombreux ordinateurs portables ainsi qu’une quantité importante de smartphones et de téléphones mobiles, véritables outils de travail des cybercriminels.
Les forces de l’ordre ont également mis sous scellés plusieurs véhicules et de nombreuses motos de diverses marques, tous soupçonnés d’avoir été acquis grâce aux revenus illégaux générés par ces activités frauduleuses. Ces biens, symboles d’un enrichissement rapide et illicite, sont désormais au cœur des investigations sur les circuits de blanchiment d’argent potentiellement liés aux suspects.
Les enquêtes se poursuivent
Les 56 interpellés se trouvent actuellement entre les mains des services compétents, où les auditions et vérifications se poursuivent activement. Les enquêteurs cherchent notamment à identifier l’ensemble des complices gravitant autour de ces réseaux et à démanteler les filières de blanchiment des fonds mal acquis.
Cette série d’arrestations, menée tambour battant tout au long du week-end, n’est vraisemblablement qu’une première étape. Selon des sources proches du dossier, d’autres opérations pourraient suivre dans les prochaines semaines, à mesure que les investigations progressent et que de nouveaux noms émergent des téléphones et ordinateurs saisis.
Un signal fort envoyé aux cybercriminels
Cette opération d’envergure confirme la détermination sans faille des autorités béninoises à assainir l’espace numérique national. Le CNIN, dont les capacités d’investigation et de renseignement ne cessent de se renforcer, démontre ici qu’aucune localité du pays n’est hors de portée de ses interventions.
Dans un contexte où la cybercriminalité constitue un fléau grandissant en Afrique de l’Ouest, touchant aussi bien des victimes béninoises qu’étrangères, cette mobilisation des forces de sécurité envoie un message clair : le Bénin ne sera pas un sanctuaire pour ceux qui font de la technologie un instrument de prédation.














