Porto-Novo — Dans un moment institutionnel fort, Joseph Fifamè Djogbénou a été élu Président de l’Assemblée nationale du Bénin ce dimanche 8 février 2026, à l’ouverture de la 10ᵉ législature. Au palais des Gouverneurs à Porto-Novo, les 109 députés présents ont voté à l’unanimité en sa faveur : 109 voix pour, aucune voix contre et aucune abstention, consacrant une élection sans contestation au perchoir de l’institution parlementaire.
L’élection de M. Djogbénou se déroule dans un contexte politique marqué par la victoire sans partage des partis de la mouvance présidentielle lors des élections législatives du 11 janvier 2026. Selon les résultats définitifs proclamés par la Cour constitutionnelle, l’Union Progressiste Le Renouveau (UP-R) et le Bloc Républicain (BR) se sont partagé l’intégralité des 109 sièges de l’Assemblée nationale.
La configuration de la nouvelle Assemblée place l’UP-R, dirigée par Joseph Djogbénou lui-même, en position dominante avec 60 députés, tandis que le Bloc Républicain obtient 49 sièges. Cette absence de représentation de l’opposition institutionnelle au sein de la chambre basse — conséquence des seuils électoraux en vigueur — a permis un consensus autour de la candidature de M. Djogbénou, candidat unique au perchoir.
L’élection à l’unanimité du président de l’Assemblée nationale est rare et renforce le message d’unité au sein de la majorité parlementaire. Elle intervient au début d’un mandat de sept ans pour la 10ᵉ législature, une durée inédite résultant des récentes réformes politiques et constitutionnelles.
Joseph Djogbénou, ancien président de la Cour constitutionnelle et chef de file de l’UP-R, succède ainsi à Louis Vlavonou, qui a dirigé l’Assemblée nationale lors des législatures précédentes.
Au-delà de la présidence, l’organisation du bureau parlementaire complet devrait être officialisée dans les prochains jours, avec des nominations de vice-présidents, questeurs et secrétaires parmi les députés de la majorité.
Cette élection intervient à un moment charnière pour le Bénin, dont le paysage politique est profondément transformé par les résultats des dernières législatives et par les orientations institutionnelles prises depuis plusieurs années. Les prochains mois permettront de mesurer l’impact de cette nouvelle configuration sur l’activité législative et le rôle de contre-pouvoir de l’Assemblée nationale.














