Quelque 256 000 électeurs étaient appelés à départager les deux candidats en lice : Ismaïl Omar Guelleh, 78 ans, dont 27 déjà passés au pouvoir, candidat à sa propre succession pour le compte de l’Union pour la majorité présidentielle (UMP), et face à lui, Mohamed Farah Samatar, unique challenger et leader du petit parti Centre des démocrates unifiés (CDU). Ce dernier a obtenu 2,19 % des voix, selon les chiffres publiés par le ministère de l’Intérieur, qui doivent encore être validés par le Conseil constitutionnel.
À 19 h, heure locale, à la fermeture des bureaux de vote vendredi, les autorités ont exprimé leur satisfaction quant au déroulement de la journée électorale. « La participation a été bonne, il n’y a pas eu d’incident… et le vote s’est déroulé dans le calme », a notamment déclaré à la presse Bahnan Ali Maidal, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI).
Du côté des candidats, Ismaïl Omar Guelleh, président sortant, qui a voté en milieu de matinée dans la capitale Djibouti, a exprimé « sa confiance en l’issue de cette consultation électorale », dont il attend une « adhésion massive autour de sa candidature ».
Il était opposé à Mohamed Farah Samatar, ancien membre du parti présidentiel et peu connu du grand public, leader du Centre des démocrates unifiés, un petit parti politique ne disposant d’aucun élu local ou national.
Les principaux partis d’opposition ont, quant à eux, boycotté ce scrutin, notamment l’ARD, le MRD ainsi que leurs alliés, estimant que le processus électoral est verrouillé, dépourvu de transparence et entièrement contrôlé par l’appareil d’État. Cette opposition appelle à une « transition démocratique négociée, sous l’égide de la communauté internationale ».



















