Un congrès fondateur sous le sceau de l’engagement et de la cohésion
À l’hôtel Yesu Lemè de Klouékanmey, un tournant s’est amorcé dans l’histoire du peuple Adja Tado. L’Association des Cadres Ressortissants du Couffo (ACRC MIANOJU) a tenu ses congrès ordinaire et extraordinaire dans une atmosphère de lucidité et de détermination. Ce rendez-vous a été celui de la reconstruction, du retour aux sources, et surtout, de l’appel à une responsabilité partagée dans le développement du Couffo.
Sous la bénédiction du Président du comité d’organisation, le Dr Gérard Sokégbé, les travaux se sont ouverts dans une ambiance empreinte d’émotion et de gravité. Le maire de Klouékanmey, Dieudonné Gbédjékan, a salué l’honneur fait à sa commune, tandis que le Préfet du Couffo, Mègbedji Christophe, n’a pas manqué de rappeler avec franchise les erreurs du passé, celles des associations tombées sous le poids des divisions. Il a appelé à rompre avec la « chefferie de la tricherie et la jalousie », pour faire place à une structure pérenne, engagée, et véritablement au service de la communauté.
C’est aussi un nouveau pacte social qui s’est exprimé à travers la voix de l’artiste Agossevi Mathieu. Par la symbolique du balai, puissant lorsqu’il est uni, il a porté le message de la solidarité, soulignant que le peuple Adja ne pourra s’imposer que s’il apprend à avancer d’un même pas.
Un bureau exécutif représentatif pour incarner une nouvelle dynamique
À l’issue du congrès extraordinaire, les cadres ont entériné une actualisation des textes fondamentaux de l’association et élu un nouveau bureau exécutif, reflet de la diversité, des compétences et des aspirations du Couffo. À sa tête, Janvier P. Alofa, nouveau président, porté par la confiance des membres et conscient de la mission historique qui lui revient. À ses côtés, des figures engagées, parmi lesquelles le Dr Gérard Sokégbé et Euphrem Sogbavi, respectivement 1er et 2e vice-présidents, incarnent l’expérience et la volonté d’un leadership renouvelé.
La structuration de ce bureau n’est pas le fruit du hasard. Elle illustre la volonté claire de couvrir tous les domaines essentiels du développement : économie, environnement, santé, éducation, culture, emploi des jeunes, agriculture, solidarité, juridique, communication, organisation… Chaque secteur a désormais son ou sa responsable désigné(e), prêt(e) à porter la vision collective jusque dans les localités les plus reculées. La présence féminine, bien que symbolique, marque aussi une ouverture vers une gouvernance plus inclusive.
Ce bureau n’est pas une simple équipe administrative. Il se veut le moteur d’une renaissance communautaire. À travers les voix de ses membres – Clarisse Attuy pour l’éducation et l’environnement, Léonard Tohoun pour les affaires économiques, Denis Koute et Ambroisine Madji pour l’emploi des jeunes et des femmes, ou encore Vanessa Sehounko pour la communication – c’est un appel à l’action concrète, à l’ancrage sur le terrain et à la proximité avec les populations, qui est lancé.
L’enjeu est immense : transformer le rêve de cohésion en réalité visible. Réconcilier les compétences dispersées du Couffo pour faire émerger un projet collectif. Porter haut l’image du peuple Adja Tado, souvent mal compris, parfois moqué, mais aujourd’hui décidé à se relever. La naissance d’une grande fête unifiée, AJAXWÉ, annoncée comme future tradition commune, viendra consacrer cet esprit de rassemblement.
L’ACRC MIANOJU entre dans l’histoire par la grande porte. Ce congrès marque un réveil identitaire, un sursaut communautaire, et surtout une volonté d’enraciner l’unité dans l’action. Par la voix de ses cadres, le peuple Adja Tado choisit de se lever, de bâtir et d’espérer. Et dans cette dynamique, chaque membre, chaque enfant du Couffo, est appelé à jouer son rôle. C’est dans cette vision collective et solidaire que l’ACRC MIANOJU pose les fondations d’un avenir plus digne, plus juste et plus lumineux pour tous.














