1er mars 2026 — C’est par un message posté sur son réseau Truth Social, dans la nuit du samedi 28 février 2026, que Donald Trump a annoncé la mort d’Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique d’Iran. Le président américain qualifiait l’ayatollah d' »un des personnages les plus malfaisants de l’histoire. » Quelques heures plus tard, l’Iran confirmait officiellement le décès, décrétant une période de deuil de quarante jours ainsi que sept jours fériés.
Une mort au cœur d’une opération militaire d’envergure
Le guide suprême a été tué lors de l’opération militaire américano-israélienne baptisée « Fureur épique » par le Pentagone, visant à neutraliser les « menaces imminentes » constituées par le régime iranien selon les termes de Trump. Benjamin Netanyahou avait affirmé qu’il y avait de « nombreux signes » qu’Ali Khamenei avait été tué dans une frappe sur son complexe, et selon la chaîne publique israélienne KAN, son corps avait été retiré des décombres.
Trump a salué ce qu’il présente comme un acte de justice, non seulement pour le peuple iranien, mais aussi pour les victimes américaines et internationales des actions du régime au fil des décennies.
La fin d’une ère théocratique
Ali Khamenei occupait la fonction de guide suprême depuis le décès en 1989 du fondateur de la République islamique, Rouhollah Khomeini. Pendant 37 ans, il a incarné le système théocratique iranien et sa confrontation idéologique avec les États-Unis, qu’il nommait le « Grand Satan », ainsi qu’avec Israël, son ennemi juré. Arborant le turban noir des seyyed et une barbe blanche touffue, il était le doyen des chefs d’État de la région, exerçant un pouvoir quasi absolu sur les questions religieuses, politiques et militaires du pays.
L’Iran sous le choc, entre deuil et liesse
La réaction de la population iranienne a été pour le moins contrastée. Des manifestations de joie ont éclaté à Téhéran, où des habitants ont applaudi depuis leurs fenêtres, mis de la musique et poussé des acclamations peu après 23h00 locales, tandis que des partisans du régime défilaient en signe de deuil dans les rues de la capitale.
Une transition de pouvoir précipitée
La transition du pouvoir est assurée par un triumvirat composé du président iranien Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï, et du dignitaire religieux Alireza Arafi. Ce conseil de direction intérimaire dirigera le pays jusqu’à ce que l’Assemblée des experts élise un dirigeant permanent.
Une région au bord de l’embrasement
La mort de Khamenei n’a pas mis fin aux hostilités. L’Iran a riposté aux frappes avec une attaque faisant au moins 9 morts dans le centre d’Israël, et plusieurs bases militaires de la région ont été touchées, dont la base navale française d’Abou Dhabi. Des navires ont également été attaqués dans le détroit d’Ormuz. Donald Trump a menacé en retour d’une riposte militaire « sans précédent » en cas de nouvelles représailles.
Le Moyen-Orient entre dans une nouvelle ère, aussi incertaine qu’explosive.




















