Au lendemain de la décision de la Cour constitutionnelle écartant définitivement les candidatures du parti Les Démocrates à la présidentielle 2026, Me Renaud Agbodjo a annoncé ce mardi 28 octobre son retrait de la scène politique béninoise.
Un retrait longuement mûri
« C’est une décision extrêmement difficile, mais longuement réfléchie », a déclaré le candidat recalé lors d’une conférence de presse. Cette annonce intervient après que la Cour constitutionnelle a rejeté les recours déposés contre la Commission électorale nationale autonome (CENA), mettant fin à tout espoir pour les duos de l’opposition.
Malgré sa déception face à cette décision, Me Agbodjo a tenu à adopter une posture démocrate en acceptant le verdict de l’institution constitutionnelle.
Un message solennel à Romuald Wadagni
Dans sa déclaration, l’avocat a particulièrement adressé ses mots au plus jeune des candidats retenus pour le scrutin du 12 avril 2026. « Monsieur le ministre d’État Romuald Wadagni, votre responsabilité dans la conduite de la destinée du Bénin sera grande », a-t-il souligné.
S’adressant à celui qu’il espérait affronter dans les urnes, Renaud Agbodjo n’a pas tari d’éloges : « Vous êtes brillant et compétent. C’est un secret de polichinelle. »
Un appel à la réconciliation nationale
Conscient du poids qui pèsera sur les épaules du favori présumé, Me Agbodjo a lancé une exhortation solennelle. « Le peuple béninois est attaché à la liberté, à la justice sociale et à la réconciliation de tous ses fils privés de liberté et contraints à l’exil », a-t-il rappelé.
Il a ainsi exhorté Romuald Wadagni, en cas de victoire, à « mettre tout en œuvre afin de réunir toutes les sensibilités politiques, économiques et sociales autour d’une même table pour une réconciliation franche, sincère et pour le bonheur des Béninois ».
L’ancien candidat a conclu son intervention par une bénédiction : « Que Dieu bénisse le Bénin ! »














