Les Ivoiriens sont appelés aux urnes ce samedi 25 octobre 2025 pour élire leur président de la République. Un scrutin qui se déroule dans un contexte de vives tensions politiques, marqué par l’exclusion de figures majeures de l’opposition.
Un scrutin à cinq candidats
Plus de 8,7 millions d’Ivoiriens inscrits sur les listes électorales sont attendus dans les bureaux de vote pour ce premier tour de l’élection présidentielle. Cinq candidats sont en lice pour la magistrature suprême :
Le président sortant Alassane Ouattara, candidat du RHDP, brigue un quatrième mandat controversé. Il fait face à quatre adversaires : Jean-Louis Billon du CODE, Simone Ehivet Gbagbo du MGC, Henriette Lagou Adjoua de GP PAIX et Ahoua Don Mello, seul candidat indépendant de cette élection.
Des exclusions qui alimentent les tensions
L’élection se déroule sans plusieurs figures majeures de l’opposition. Le leader Tidjane Thiam a été disqualifié en avril dernier, un tribunal ayant estimé qu’il avait perdu sa nationalité ivoirienne en acquérant la nationalité française en 1987. Une décision qu’il conteste fermement.
L’ancien président Laurent Gbagbo, de son côté, reste exclu en raison d’une condamnation pénale prononcée en 2018. Ces absences jettent une ombre sur la légitimité du scrutin aux yeux d’une partie de l’opposition et de la société civile.
Une campagne marquée par des violences
La campagne électorale, qui s’est ouverte le 10 octobre, s’est officiellement achevée le 23 octobre à minuit. Ces deux semaines de mobilisation ont été émaillées d’incidents violents dans plusieurs régions du pays.
Face à ces tensions, Ibrahime Coulibaly-Kuibiert, président de la Commission électorale indépendante (CEI), s’est voulu rassurant : « Les dispositions sécuritaires ont été prises pour garantir à chacun la sérénité dans l’exercice de son droit. » Près de 44 000 éléments des forces de défense et de sécurité ont été déployés pour sécuriser les bureaux et centres de vote à travers le pays.
Le président de la CEI a appelé les électeurs à se mobiliser massivement : « L’élection est un rendez-vous populaire et citoyen », a-t-il déclaré, invitant les Ivoiriens à exercer leur devoir civique malgré le climat tendu.




















