Quatre agents du service d’imagerie médicale du Centre national hospitalier universitaire (CNHU) de Cotonou ont été présentés ce jour au procureur de la République, dans le cadre d’une affaire présumée de rançonnement d’usagers de l’hôpital. Cette interpellation intervient à la suite de plusieurs plaintes dénonçant des pratiques illégales au sein du service concerné.
Selon des sources concordantes, les mis en cause sont soupçonnés d’avoir exigé des paiements supplémentaires non officiels à des patients et à leurs accompagnants pour faciliter l’accès aux examens d’imagerie médicale, pourtant encadrés par des tarifs réglementés. Ces pratiques auraient concerné notamment la priorisation de certains dossiers et l’accélération des rendez-vous en échange de sommes d’argent.
Alertées par les dénonciations répétées d’usagers, les autorités compétentes auraient ouvert une enquête ayant conduit à l’interpellation des quatre agents. Les investigations préliminaires viseraient à établir l’ampleur du système présumé et à déterminer les responsabilités individuelles dans cette affaire.
La présentation des suspects devant le procureur marque une étape importante de la procédure judiciaire. Le ministère public devra désormais décider des suites à donner au dossier, notamment l’ouverture éventuelle d’une information judiciaire ou leur placement sous mandat de dépôt.
Cette affaire relance le débat sur la qualité de l’accueil et la transparence dans les structures sanitaires publiques, où les autorités multiplient depuis plusieurs mois les actions de contrôle afin de lutter contre les pratiques de corruption et de rançonnement des usagers.
Du côté des patients, l’espoir est désormais tourné vers un assainissement durable des services hospitaliers, afin de garantir un accès équitable aux soins sans frais illégaux ni pressions financières.














