Alors que des milliers d’élèves, d’enseignants et de parents se préparent à la rentrée scolaire prévue ce lundi 15 septembre 2025, un voile de tristesse plane sur cette reprise des cours. Pour la première fois depuis plusieurs années, le ministère des Enseignements secondaires, techniques et de la Formation professionnelle entame une année sans son dirigeant charismatique, Kouaro Yves Chabi, tragiquement décédé le 20 février 2025 dans un accident de la route.
Cette rentrée se veut donc à la fois solennelle et pleine de responsabilité, marquée par un deuil national discret mais profond, dans un secteur où il avait laissé une empreinte forte.
Un début d’année marqué par l’émotion et le recueillement
L’annonce du décès du ministre Kouaro Yves Chabi avait ému tout le pays. Figure respectée du gouvernement, il avait incarné une politique éducative tournée vers la valorisation de l’enseignement technique et professionnel, avec une attention particulière portée à l’adéquation formation-emploi.
Son dynamisme, sa proximité avec les acteurs du système éducatif et son discours d’engagement avaient fait de lui un acteur clé de la modernisation de l’école béninoise.
Cette rentrée scolaire 2025–2026 se déroulera sans sa voix habituelle, sans ses mots d’encouragement aux élèves et aux enseignants, mais avec la conscience que son œuvre doit se poursuivre. Plusieurs établissements à travers le pays prévoient une minute de silence en sa mémoire lors de la levée des couleurs de ce lundi.
Une responsabilité collective pour poursuivre son œuvre
Face à cette perte, le secteur éducatif est plus que jamais appelé à faire front, dans l’unité et la continuité. Les réformes engagées sous la direction du ministre Kouaro ne doivent pas être interrompues. Il s’agit notamment de :
- La rénovation de l’enseignement technique et professionnel,
- L’amélioration de la qualité de l’enseignement secondaire,
- Le renforcement de la formation des enseignants,
- La modernisation des infrastructures scolaires.
Les défis sont nombreux : classes surchargées, inégalités d’accès, manque de matériels dans certains établissements, ou encore insuffisance de personnel qualifié dans les zones rurales. Mais l’élan amorcé par Kouaro Yves Chabi reste un socle solide sur lequel le ministère et ses collaborateurs peuvent continuer à bâtir.
Le message qui se dégage de cette rentrée est clair : le Bénin doit continuer d’investir dans son école, non seulement pour honorer la mémoire du défunt ministre, mais aussi pour garantir à chaque enfant un avenir meilleur.

Un nouveau départ, entre espoir et devoir
Au-delà du deuil, cette rentrée reste un moment fort de renouvellement et d’espoir. Pour les élèves, c’est l’occasion de se fixer de nouveaux objectifs ; pour les enseignants, celle de transmettre leur savoir avec passion ; pour les parents, celle d’accompagner leurs enfants avec confiance.
L’État béninois a promis que toutes les dispositions logistiques et pédagogiques ont été prises pour une rentrée réussie : ouverture des établissements, disponibilité des enseignants, distribution des manuels, et préparation des internats et cantines scolaires.
Mais plus que jamais, cette rentrée est aussi un appel au dépassement de soi. Il faudra faire preuve de rigueur, d’organisation, mais surtout de solidarité pour poursuivre, ensemble, le chemin tracé par Kouaro Yves Chabi.
La mémoire de cet homme engagé mérite d’être honorée non par des larmes, mais par l’excellence éducative et l’engagement collectif.
En ce lundi de rentrée, le Bénin reprend le chemin de l’école dans la douleur d’une perte, mais avec la conviction que l’éducation, plus que jamais, doit continuer à faire vivre les valeurs qu’il a défendues : équité, effort, responsabilité.















Un commentaire
Bonne rentrée à tous courage, patience et persévérance